Ecovillage de Sainte Camelle

Saine-Camelle est un éco-lieu centré sur développement personnel. Ce collectif porte la raison d’être suivante : une responsabilité totale pour chaque habitant qui est d’incarner le principe de « se transformer pour transformer le monde ».

Comment j’ai connu Sainte Camelle : j’ai séjourné en immersion, en famille (avec ma chérie et mon fils de 10 ans) à l’éco-village de Sainte-Camelle en juillet 2022 dans le cadre de ma formation OASIS. J’y suis retourné en 2023 à l’occasion du festival Oasis et je suis toujours en amour avec le lieu 🙂

Rappel : cet article a pour vocation de lister ce que j'ai envie de retrouver dans mon futur écolieu idéal, ce que je veux éviter dans ce même éco-lieu, et les apprentissages personnels qu'ils ont pu m'apporter. Ce n'est pas un "avis utilisateur"...

Sainte-Camelle : fiche technique

  • Lieu : Ariège (Lieu-dit, Sainte-Camelle, 09100 Saint-Victor-Rouzaud)
  • Date de création : 2011
  • Nombre de résident·e·s : 20 personnes (7 à 8 foyers).
  • Collectif ou communauté ? Collectif avec 8 heures de travail par semaine pour le collectif et si possible travail en lien avec le lieu. Chacun vit dans son appartement dans le bâti principal.
  • Taille du bâti : N/C
  • Surface du terrain : 18 ha dont 10 ha de forêt et 2 ha constructibles
  • Structure juridique principale : SCI
  • Fondamentaux du collectif (que j’ai perçu) : vivre en harmonie grâce à un grand travail intérieur, se transformer pour transformer le monde.
  • Ouvert au public ? Un café associatif est ouvert au public; l’écovillage est ouvert aux stagiaires.
  • Modèle économique : accueil (stages, formations, éco-tourisme…)
  • Plus d’infos : ecovillagestecamelle.fr

Sainte-Camelle : ce que je prends

  • Des hectares de forêt qui apportent de la fraîcheur (en pleine canicule, c’était salutaire !).
  • La possibilité d’être « seul et ensemble » en séjournant dans un chalet à 2 mn à pied du centre des activités. Pouvoir s’isoler quand j’avais besoin, et pouvoir me connecter tout le reste du temps me semblait être un équilibre très satisfaisant. Cela fait vibrer ma valeur indépendance et, de l’autre côté, mon besoin de connexion aux autres.
  • La beauté du bâti d’origine mais aussi des constructions supplémentaires, belles elles aussi (chapiteau, chalets, cabanes dans les arbres). Le chapiteau était le lieu de rassemblement et était trop beau, je m’y sentais très bien, en harmonie.
  • La célébration systématique avant les repas en chantant. De méfiant (chanter des chants, parfois religieux, touche ma peur des dérives sectaires), je suis passé à enthousiaste : finalement, ça me semble juste sain d’exprimer sa gratitude d’avoir un repas bon et sain, préparé avec amour par l’équipe.
  • L’amour qui transparaît au travers des résident·e·s. C’était l’été, c’était un stage dans le cadre de la formation OASIS, et j’imagine que ce n’est pas comme ça 365 jours par an, mais j’avais le sourire, chacun matin, avant de venir retrouver le groupe.
  • L’ingéniosité technique « low-tech » à tous les niveaux, poussé avec beaucoup de talent (dédicace spéciale à Alain, le « Géo Trouvetou » du groupe). Exemples :
    • douche solaire (récup de matériaux)
    • chauffe eau mixte solaire/bois à partir d’un ancien chauffe eau électrique (récupéré lui aussi).
    • toilettes sèches extérieures suffisamment profondes (j’ai noté 3,5 m3 ? mais ça me semble énorme) pour ne jamais avoir besoin de les vider (elles sont utilisées par les stagiaires de manière intensive mais sur seulement 2 ou 3 mois par an donc ça composte sur place).
    • récupération de « produits jetés » par des entreprises, grâce à un bon relationnel de la part d’Alain, notamment :
      • récupération de poteaux téléphoniques en bois qui auraient été jetés.
      • récupération de fenêtres pas à la bonne taille donc qui auraient été jetés encore une fois.
      • récupération de très grandes dalles de carton par un constructeur de pare brise…).
    • une « cave semi-enterrée » pour stocker de la nourriture au frais sans énergie frigorifique.
    • un système de chauffage solaire de l’eau pour les machines à laver également.
    • en j’en oublie certainement beaucoup…
  • Le fait qu’il y ait des référents (pour la technique, c’est Alain, par exemple, qui est le lead, et le résultat est top; pour le potager, c’est Agathe etc).
  • Repas
    • Le fait de manger toustes ensemble c’est top. J’ai entendu que le groupe ne mangeait pas ensemble hors stages. Personnellement, dans mon écolieu idéal, on mange souvent ensemble, dans une salle commune.
    • L’équipe locale a cuisiné ensemble tous les jours. J’adore cuisiner à plusieurs (même si dans mon écolieu idéal, on fait un mix : parfois on cuisine toustes ensemble, parfois un petit groupe cuisine pour tout le collectif)
  • Un excellent accueil des enfants qui ont complètement leur place (mon fils de 10 ans à l’époque a adoré le stage « version enfants ») avec encore une fois, une évidence dans l’amour et l’attention portés au groupe.
  • Un assez grand jardin potager (j’y reviendrai) par la référente de l’époque (Agathe).
  • Un café associatif qui permet l’accueil du public des environs.
  • Un lien chaleureux, diplomate avec la mairie, qui permet de faire plus de choses en harmonie avec les élus locaux.

Sainte-Camelle : ce que je laisse

J’ai franchement eu un coup de coeur pour Sainte-Camelle… Malgré tout, il y a des choses que je souhaite pas garder dans mon futur écolieu :

  • La nourriture était excellente, mais je ne veux pas être végétarien « pour des raisons d’écologie », surtout si cela veut dire lait de coco (importé), riz (importé), bananes (importées) etc… Au final, nous avons mangé végétalien toute la semaine mais je pense que l’impact CO2 n’était pas meilleur que de manger de la viande locale.
  • … Ce qui rejoint aussi le fait que le beau potager – après discussion – était bien sûr insuffisant pour nourrir les stagiaires (ça, je peux le comprendre) mais aussi les résident·e·s, ce qui ne convient pas à mon besoin d’autosuffisance et autonomie.
  • Mon côté « allergique à l’ésotérisme » a été activé plusieurs fois, une fois par une personne extérieure (qui a évoqué l’idée de soigner mon fils par la kinésiologie alors que je parlais de potentiel choc anaphylactique, ce qui aurait assuré sa mort sous 45 mn…), et à la fois par l’intérieur du groupe (notamment les stages de « psychologie quantique » qui me semblent complètement fumeux).
  • La région est belle, mais probablement vouée aux sécheresses à répétition dans 20 ans (quel dommage : c’est tellement beau !).
  • Je n’ai pas vu de récupérateurs d’eau (ou bien je me trompe ?).
  • Absence d’animaux nourriciers sur le lieu.

Sainte-Camelle : avec quoi je repars, mes pépites

  • La forêt, c’est bien et j’en veux sur mon écolieu. Non seulement c’est beau, mais ça rafraîchit l’été, ça fournit du bois de chauffage l’hiver, ça apporte du limon et de la matière au potager, ça limite certains effets du réchauffement (zones humides possibles), ça augmente la biodiversité.
  • Chanter sa gratitude avant chaque repas est une bonne habitude et non une déviance sectaire… A l’inverse, penser que son repas est un dû me semble aujourd’hui tordu ! Depuis mon séjour là bas, je tâche d’être conscient et plein de gratitude de manger ce que je mange et cela ajoute à mon plaisir.
  • Un petit chalet de 30 m2 c’est top. Je n’ai pas besoin de davantage à titre individuel si le reste est partagé.
  • Ils sont bons communicants et cela leur réussit : leur site web est beau et c’est le lieu qui a été choisi par la coopérative Oasis pour faire un festival annuel en 2023. Si j’ouvre mon écolieu au public, il faudra soigner la partie web/présentation/communication.
  • Les perles du fascicule de Dane (co-fondatrice de Sainte-Camelle) sont une bonne base de travail pour la création d’un collectif :
    • Avoir une vision commune (« raison d’être »).
    • Avoir fait et continuer à faire un travail sur soi (« écologie intérieure).
    • Etre responsable de soi (de nos choix, états d’être…).
    • Décider de mettre l’intérêt collectif au centre de nos vies.
    • Être authentique et transparent.
    • Avoir confiance en la vie.
    • Mettre l’amour en action.

Plus d’infos sur Sainte-Camelle

Cet article a été rédigé le 12 août 2023.

Merci à Dane de Sainte-Camelle pour l’autorisation de reprendre leur photo de présentation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *