Livre Zéro Déchet de Béa Johnson : avis et expérience personnelle

Le livre « Zéro déchet » de la française expatriée aux U.S. est l’un des best sellers dans le domaine du zéro déchet, et probablement un livre pionnier en la matière.

Voyons en détail les principes fondamentaux que l’auteure propose dans son livre, avec, pour chaque chapitre, mon avis et mon expérience personnelle sur le sujet.

Voir mon avis sur Amazon :

L’origine du livre

D’origine française et paysanne, et ayant migré vers une vie citadine de « rêve Américain », l’auteure souligne d’emblée qu’alléger sa vie en termes de bien matériels a été une des clés de son sentiment de richesse, principe avec lequel je suis d’accord, même si je tempère malgré tout mes propos : ni elle ni moi n’avons vécu « sous les ponts » et il est assez facile de se décharger quand on n’est pas dans le besoin… Néanmoins je pense que sans aller sur un minimalisme poussé, nous consommons tous, à notre niveau, des choses qui s’avèrent inutiles, comme en témoignent les caves et stocks d’objets qu’on retrouve 10 ans après sans les avoir utilisés. Son action concrète : supprimer 80% de leurs affaires en 2 ans. 

En tant que français voyageant moi-même souvent aux Etats-Unis, je pense que la différence culturelle entre son pays natal et les Etats-Unis est un atout pour avoir un oeil extérieur car elle a une double-vision du sujet, de par des pays assez antinomiques sur les aspects écologiques.

Les fondamentaux du zéro déchet

Voici les 5 piliers fondamentaux du zéro déchet selon Béa Johnson :

  1. Refuser (ce dont nous n’avons pas besoin)
  2. Réduire (ce dont nous avons besoin)
  3. Réutiliser (ce que nous consommons)
  4. Recycler (ce que nous ne pouvons ni refuseer, ni réduire, ni réutiliser)
  5. Composter le reste

L’auteure utilise de manière systématique ces 5 fondamentaux dans chaque rubrique de son livre, ce qui permet de toujours garder un cadre organisé et efficace.

Là où l’auteure m’a presque surpris à l’époque à laquelle j’ai lu le livre, et là où elle m’a aider à prendre conscience de limiter aux mieux ses déchets, c’est qu’elle met le recyclage en dernier recours. A l’usage, je suis maintenant bien d’accord et j’applique les points 1 à 5 de manière régulière dans ma vie de tous les jours.

Malgré tout, pour ne pas culpabiliser les lecteurs, je pense qu’il aurait fallu expliciter le point 6 : « [en attendant le zéro déchet], continuer à accepter de jeter le reste, en tâchant de :

  1. minimiser sa quantité de déchets produits, et
  2. en appréciant la le fait que son volume baisse au fur et à mesure qu’on met en place des actions zéro déchet ».

Car même si j’ai trouvé l’auteure bienveillante, de nombreuses personnes peuvent se sentir jugées par ces fondamentaux qui semblent exclure totalement la production de déchets. Hors ce compromis n’est pas acceptable par la plupart d’entre nous (à commencer par moi), avec pour conséquence de décourager certains lecteur-tri-ces voire de les faire rejeter en bloc le concept ou l’auteure, alors qu’il est simple de faire un pas dans le bon sens, puis un autre, comme vous pouvez le découvrir sur mon blog.

1. Refuser

L’auteure donne plusieurs types de choses à refuser. A titre d’exemples, citons :

  • les contenants à usage unique (vaisselle en plastique, pailles…)
  • Le cadeaux gratuits (les mini shampooings à l’hôtel, les cadeaux dans les salons, les échantillons au supermarché)
  • Les pubs et catalogues (par courrier ou en libre service…)
  • Les pratiques non durables (exemple : elle suggère de refuser les sacs dans les magasins)

2. Réduire

Je rejoins ici l’auteure car il m’a semblé simple, à titre personnel, de réduire de nombreuses choses que je consommais. Elle donne une méthodologie qui s’avère redoutable :

  1. Evaluer sa consommation : se rendre compte factuellement de ce qu’on consomme est une étape nécessaire pour voir ce qu’on peut réduire. J’ai personnellement regardé mes « commandes passées » sur Amazon et cela a confirmé qu’à mon niveau « d’écolo convaincu », j’ai pu acheter pas mal de choses peu ou pas utiles. Elle conseille alors de revendre d’occasion lesdits objets.
  2. Réduire la quantité consommée : notamment
    • Préférer la qualité à la quantité et l’expérience aux biens matériels. Personnellement j’ai récemment illustré son propos : lors du renouvellement de notre lave vaisselle, j’ai préféré acheter un modèle deux fois plus cher que la moyenne mais 1. garanti à vie (a priori le constructeur n’a donc pas prévu d’obsolescence programmée), 2. Il est A++ donc peu énergivore et il consomme peu d’eau donc je ferai des économies sur les 10 prochaines années, et 3. Il est fait en Europe (donc il a moins voyagé).
    • Réduire les achats : utiliser moins la voiture si on peut facilement la remplacer par la marche ou le vélo; réduire la taille de son habitation (ce qui engendre moins de taxes, moins de frais de maintenance, moins de chauffage…), moins d’habits, moins de matériel Hi-tech… Je vous donne mon expérience personnelle plus bas.
    • Moins consommer les médias (télé, magazines) qui poussent à la consommation. Personnellement je n’ai pas regardé la télévision depuis une vingtaine d’années mais j’utilise Netflix ou je lis… Pour la musique j’utilise Spotify Premium plutôt que d’écouter la radio entrecoupée de publicité. Pour les news j’écoute des podcasts sans pub. Et je m’en porte à merveille 🙂

 

3. Réutiliser

Ici Béa Johnson insiste sur la différence entre réutiliser et recycler, et elle m’avait ouvert les yeux sur le fait qu’effectivement, le recyclage est le dernier recours, car il nécessite de l’énergie (pour le transport, le retraitement) et il est extrêmement perfectible : une personne de Sud de Seine (en charge des ordures) m’avait dit qu’en gros, un papier ou carton plus petit qu’une feuille au format A4 n’était pas recyclée pour des raisons de tri trop complexe/trop couteux. Un exemple personnel de réutilisation : je ramène les sachets en papier (qui sont recyclables et biodégradables) au marché et au magasin lorsque j’achète en vrac. En outre il m’arrive également d’acheter d’occasion (notamment notre véhicule que j’aurais préféré louer).

L’auteure donne une liste de produits réutilisables, dont je retiendrai principalement, en ce qui me concerne, les sacs réutilisables (tissu et papier) et les piles rechargeables qu’on a tendance à oublier.

4. Recycler

Comme dit précédemment c’est le « dernier recours » et les points 1 à 3 sont préférables. Je ne vais pas m’étaler sur cette partie d’autant plus que c’est le sujet sur lequel les gens sont déjà le plus renseignés.

5. Composter

Ayant un jardin, je rejoins totalement l’auteure, même s’il est vrai que la version d’un lombri-composteur en appartement ne plaira pas à tout le monde… Personnellement c’est le gros changement que j’ai pu effectué ces dernières années : cuisiner plus pour manger plus sainement et réduire une grosse quantité de mes déchets liés à l’alimentation. en page 58, l’auteure va loin en proposant un tableau détaillé des types de composteur en fonction de type de déchets, de lieu, etc.

Pour finir j’aime beaucoup sa conclusion sur le compostage :

Le compostage représente le genre de gestion des déchets en circuit fermé sur lequel notre modèle industriel aurait dû être fondé dès le départ.

Une méthode de tri implacable

Pour chaque rubrique, l’auteure propose de réduire la quantité ce que l’on possède, en se posant les questions suivantes :

  • Est-ce que cela fonctionne encore ?
  • Est-ce que je l’utilise souvent ?
  • En ai-je plusieurs ?
  • Cela met-il la santé de ma famille en danger ?
  • Est-ce que je le garde par culpabilité ?
  • Est-ce que je le garde parce que la société me dit que j’en ai besoin ?
  • Mérite-t-il que je consacre du temps à le nettoyer ?
  • Pourrais-je utiliser cet espace pour autre chose ?
  • Est-ce réutilisable ?

Dans les faits – à condition d’être motivé et surtout, honnête avec soi-même – cette méthode permet d’élaguer ses possessions de manière drastique. Personnellement, j’aime beaucoup la démarche, et pas seulement pour des raisons écologiques : tout est mieux rangé et organisé, on économise du temps et de l’argent et du « temps de cerveau disponible ».

Autres avantages du zéro déchet

Outre les avantages en termes d’écologie, l’auteure pointe les avantages connexes d’ordre :

  • Financier : en consommant moins, plus durable ou d’occasion, en stockant moins
  • Santé : notamment on n’achète pas de nourriture transformée, donc on mange plus sainement et avec moins d’additifs et d’emballages plastiques potentiellement dangereux. Ce qui, à terme, réduit les frais liés à la santé
  • Temps : l’auteure dit gagner du temps en étant zéro déchet. Personnellement, je ne suis pas d’accord et c’est même l’un des défauts du mode zéro déchet (même si j’arrive à contourner le problème comme j’en parlerai dans d’autres articles). Mon axe principal étant de faire à manger moi même et de faire les courses à pied ou en vélo et d’aller souvent faire les courses.

Après 65 pages de fondamentaux, Béa Johnson entre dans le vif du sujet, catégorie par catégorie.

L’alimentation zéro déchet

L’auteure donne, dans le cadre des commissions et des repas, ses propositions sur trois axes :

  1. Simplifier : garder moins d’ustensiles et de vaisselle qu’on n’utilise finalement jamais, renoncer quitte à renoncer à la confection de certains plats (avec les essentiels on arrive quand même à en faire beaucoup !). Personnellement, ce style me conviendrait parfaitement car ce que je cuisine, je le cuisine plutôt bien, en revanche j’ai connais un nombre limité de recettes. En revanche ma compagne est une excellente cuisinière, aussi je me garde bien d’insister quand à la réduction des ustensiles, même si on trouve à la maison un paquet de « cadavres de cuisine » (ces robots qu’on n’a pas utilisé depuis 2 ans…).
  2. Réutiliser : les exemples ne manquent pas dans le livre. Personnellement j’ai résisté à l’achat d’un agitateur de vinaigrette, j’ai simplement gardé un grand bocal à cornichons qui me fait des vinaigrettes pour deux semaines… Et j’ai réussi à convaincre ma compagne de boire l’eau du robinet, quitte à la faire bouillir.
  3. Trier : les déchets :
    • à composter. J’avais personnellement découvert lors d’un voyage de très jolis seaux de compost pour la cuisine mais rien ne vous empêche de reprendre un seau utilisé précédemment pour de la nourriture. Parfois quand la nourriture peut salir trop le seau j’utilise un sac en papier des magasins de vrac qui est en fin de vie (ils sont biodégradables).
    • à recycler.
    • à jeter.

Les courses zéro déchet

  • Faire une liste. Je rejoins totalement l’auteure sur le fait qu’il faut absolument faire une liste de courses avant achat.
    • Cela évite notamment d’être tenté d’acheter des choses qui n’étaient pas prévues, qui vont peut-être périmer, ou dont on n’avait pas vraiment besoin et qui vont être stockées inutilement. J’utilise personnellement Wunderlist sur mon téléphone portable car j’ai des listes de courses par source (marché, magasin bio, supermarché…) mais il existe des applis plus simples.
    • Cela réduit à néant les achats impulsifs qui s’avèrent être inutiles
  • Acheter en vrac (cela rejoint mon article sur le sujet, « Acheter en vrac »)
  • Apporter ses contenants : cabas, sacs en tissu, bocaux en verre, bouteilles…

Les repas zéro déchet

  • Revoir ses recettes (et en limiter le nombre) pour
    • Qu’elles nécessitent uniquement des ingrédients qui peuvent être achetés en vrac
    • Que leur simplicité évite trop de temps ou d’ingrédients différents.
  • Se concentrer sur les recettes qui peuvent être préparées à l’avance
  • Se rapprocher du végétarisme, avec comme viande principale le poulet qui est le plus « écolo ».

L’auteure donne une dizaine de recettes types qu’elle utilise régulièrement.

Elle finit par par un aparté permettant de limiter la consommation d’énergie d’eau et de temps dans la cuisine. Personnellement j’ai mis en pratique, dans sa liste de conseils, l’utilisation d’un autocuiseur muti-étages car 1. La cuisson à la vapeur est meilleure pour la santé et met en avant le goût des aliments, 2. On utilise moins d’énergie en vapeur qu’un four à 200 °C, et 3.  En utilisant les trois étages, on consomme encore moins d’énergie.

La salle de bains zéro déchet

Je vais passer ce chapitre de 50 pages car je ne me sens pas trop concerné par le sujet en tant qu’homme des cavernes 😉 les intéressé-e-s pourront se procurer son livre. De plus, je suis très loin de la perfection de ce côté là…

Les quelques petites choses que j’ai mises en pratique, malgré tout :

  • J’ai jeté tout les médicaments périmés (mais en quoi est-ce zéro déchet ?)
  • Je consomme l’eau de la douche a minima, en suivant simplement la technique qu’on m’avais appris quand j’étais petit : couper l’eau quand on se savonne…
  • J’ai osé une idée que j’avais eue avant de lire le livre : remplir une bassine avec l’eau froide de la douche – le temps qu’elle chauffe – et utiliser l’eau de la bassine pour « tirer la chasse » d’eau du pipi de la nuit.

La chambre et les vêtements

La chambre de l’auteure est minimaliste et un des arguments phares de son désencombrement est l’hygiène : en vérifiant dans notre chambre, j’ai pu confirmer que garder de nombreux objets inutilisés stocke de la poussière (et qu’il est compliqué de la retirer lorsque par exemple une commode est recouverte d’objets).

Côté habits, Béa Johnson prone la limitation dans la quantité, et propose une méthode de tri complète. Bien sûr, limiter sa garde-robe risque de ne pas plaire à tout le monde… Personnellement, j’ai limité mon nombre d’habits, mon placard étant minuscule (il doit faire 1/10ème de la capacité du placard de ma compagne). Comme je me moque de la mode, cela ne m’a pas demandé un gros effort 🙂 Au final, si on regarde bien, effectivement certains habits ne sont jamais utilisés, je les ai donc donnés. Autre avantage que j’ai pu constater en limitant le nombre d’habits, c’est beaucoup plus simple pour les choisir chaque jour (gain de temps). En outre, je lave à 30 °C en mode délicat et je sèche sur du fil à linge, ce qui fait durer les habits plus longtemps.

 

Le ménage et l’entretien

L’auteure utilise le vinaigre blanc à toutes les sauces, que ce soit pour le lavage, l’antirouille, pour déboucher les canalisations, désodoriser (?!), détacher, dissoudre, désherber… Ca et le savon de Marseille pour remplacer la plupart des produits nettoyants.

Elle insiste ensuite sur le minimalisme de sa maison qui permet de faire un ménage beaucoup plus rapidement, et donne une vingtaine de pistes. Encore une fois, ce style de vie ne sera pas compatible avec de nombreuses personnes qui souhaitent notamment le charme d’une décoration fouillée.  Une idée que j’ai pu personnellement apprécier : posséder un contenant pour mettre tout ce qui est à donner, contenant qui devrait se remplir à chaque ménage. Sans avoir d’endroit dédié, je me suis habitué à toujours penser « est-ce que j’en ai besoin ou bien je le donne ? » et j’essaie de me débarrasser d’un à deux objets inutiles par semaine, pour ma plus grande satisfaction, même si à ce rythme là j’en ai pour 20 ans.

Côté jardin, l’auteure opte pour des plantes demandant peu d’entretien et résistantes. J’avoue, j’adore avoir un jardin mais ne pas souvent m’en occuper… Elle cite quelques évidences comme composter la pelouse coupée (même si personnellement, la quantité d’herbe coupée est un peu élevée pour un compost classique de 1 mètre cube) ou acheter des larves de coccinelles pour éliminer les pucerons.  En outre, elle propose quelques astuces comme utiliser des boîtes à oeufs pour les semis plutôt que d’avoir des pots en plastique. Les débutants y trouveront de bonnes idées, les personnes averties trouverons sûrement qu’elle enfonce des portes ouvertes. Dernière idée amusante que j’ai noté, elle propose de faire pousser des luffas (un type de courgette dont on peut faire une éponge naturelle).

 

Le bureau et le courrier

Ici l’auteure reprend sa « check-list » (voir « fondamentaux en haut de cet article) qu’elle utilise déjà pour les autres rubriques. J’ai personnellement mis en application le fait d’utiliser systématiquement des trombones à la place des agrafes (les agrafeuses ayant en plus la fâcheuse tendance à se casser). Et je garde la plupart des cartons Amazon pour les réutiliser…

Elle cite également un sujet qu’on oublie très souvent : la sur-consommation numérique. Outre le fait que l’exposition à trop d’écrans est délétère pour le cerveau et les relations sociales, le stockage de données en masse nécessite de nombreux serveurs donc génèrent déchets et consommation d’énergie. Tout ça pour des vidéos de chats sur Youtube 😉

Elle fait ensuite à la chasse aux publicités papier. J’ai personnellement emboîté le pas avec le classique écriteau « pas de pub », et en me désinscrivant des revues que je n’ai pas le temps de lire et surtout des publicités nominatives.

Après, elle va jusqu’à expliquer comment « fabriquer » son papier soi-même, ce qui rejoins ma critique principale que – même si c’est tout à son honneur – elle risque de décourager de nombreux lecteurs, d’autant plus qu’à l’heure où on utilise moins de papier, je trouve cette proposition pas des plus efficaces.

Une dernière chose que j’ai mis en application et que je vous encourage à faire : j’ai acheté un mesureur de consommation électrique  et j’ai pu constater ce qui consommait le plus : la Freebox DH (16 Watts en veille) et l’imprimante (15 W en veille). J’ai installé le même modèle sans mesure (moins cher). Les appareils en veille consommant 24h/24 365 jours par an cela représente une économie d’énergie et, à terme, d’argent.

Les enfants et l’école

J’ai survolé ce chapitre pour la paix du ménage 🙂 En effet ma compagne et moi-même sont relativement en désaccord sur les jouets que notre fils de 5 ans a en quantité, la plupart étant en plastique et parfois avec des piles. J’ai tenté malgré tout d’instaurer le « 1 jouet qui entre, 1 jouet qui sort », notre salon étant une salle de jeux géante.

Bref.

Malgré tout, personnellement, j’avais mis en place certains choses, notamment le fait que je prépare un muesli maison le matin, à base de produits sains et principalement en vrac:  avoine, amandes, noix, fruits, en ce qui me concerne. Pour ma famille, j’ajoute lait ou fromage blanc. C’est sain et on n’a pas de boîte « Frosties » à la maison et notre fils, non seulement se régale, mais n’aime pas les produits ultra sucrés du commerce.

Autre point que nous appliquons de concert : zéro télé et surtout zéro pub, quelques dessins animés de durée assez courte et choisis (par des canaux qui évitent la publicité : Netflix, youtube…).

Il arrive en outre que notre fils participe à la cuisine (pizza, pancakes) et je passe du temps dehors avec lui autant que possible le week-end.

Côté école, je ne tente rien de ce qu’a proposé l’auteure dans son livre (refuser les objets venant de l’école) car notre fils est trop content de ce qu’il construit. En revanche, nous préparons la veille son déjeuner du midi car il est allergique aux oeufs. Un mal pour un bien, car il mange sainement.

Les fêtes et les cadeaux

Béa Johnson se défend de supprimer les fêtes comme Noël ou Paques. Elle en modifie surtout les coutumes :

  • moins de préparation « surnaturelle » : je suis bien d’accord que la préparation devient une corvée, ce n’est pas Noël pour ceux-elles qui préparent
  • pas d’achats en centres commerciaux pour éviter les tentations : je suis tout à fait d’accord : j’achète soit en avance, soit des expériences (voir plus bas), soit en ligne et me cantonne à ce que j’avais prévu sans me laisser tenter pas les suggestions d’Amazon par exemple
  • limitation du nombre de décorations et construction de certaines d’entre elles par toute la famille (parfois en produits comestibles ou tout au moins biodégradables)

De mon côté, un point essentiel que je retiens et que j’essaie (tant bien que mal) d’appliquer avec ma famille c’est d’offrir des expériences plutôt que des objets. Même si aux yeux de nombreuses personnes, sorties et voyages sont « normales », il est prouvé qu’un enfant a surtout besoin d’amour et d’attention, et une virée pleine de complicité et d’émotion vaut mieux qu’un n-ième jouet en plastique (ce n’est que mon avis !). Idem pour nos aïeux qui sont souvent victimes de solitude et qui au contraire, n’ont souvent pas de besoins matériels. A l’inverse je demande souvent des services plutôt que des objets : bricolage à mon meilleur ami, réparations diverses à ma compagne…

Côté cadeaux, l’auteure propose, outre les expériences,

  • du temps pour autrui, des services, des cadeaux numériques… Si je suis d’accord avec elle, je comprendrais aisément la réticence de nombreuses personnes qui ont besoin d’un objet palpable
  • des consommables : c’est souvent ce que j’offre à ma compagne : des pâtes de fruits (histoire d’avoir quelque chose de « palpable ») et un voyage/place de concert etc
  • de l’argent : je suis également d’accord même si ça peut paraître « facile et déshumanisé »
  • et, bien sûr, des produits d’occasion – ce qui fait grincer ma compagne qui pense que c’est un manque de respect d’offrir quelque chose d’occasion…

Côté emballage, elle ne manque pas d’idées mais encore une fois, peu de gens seraient prêt à avoir un cadeau d’occasion emballé dans un t-shirt (qui lui aussi est un cadeau). En gros : soit le zéro déchet c’est votre trip et vous adorerez, soit ce n’est pas votre cas et vous allez sauter au plafond en lisant ses idées.

Les sorties

L’anticipation est le maître mot, principe auquel j’adhère totalement (cela permet non seulement d’éviter des déchets, mais aussi de moins stresser, dépenser moins, manger mieux…). Bref, avant de partir quelque part, anticiper ce qui pourrait éviter la création de déchets est une bonne habitude à avoir.

Quelques exemples concrets que j’ai moi-même appliqué :

  • Picnics: j’apporte des couverts en inox, des (petits) verres en verre, je prépare une salade de riz géante que je mets dans une boîte réutilisable.
  • Restaurants : je ne vais jamais dans les fast-foods (et ça ne me manque pas du tout !), les midis au bureaux, je prépare généralement un lunchbox, sinon je vais au restaurant en équipe dans un restaurant « normal » (pas de nourriture à emporter, et j’ai arrêté les traiteurs chinois qui réchauffent la nourriture dans des boîtes en plastique… Même si on mange sur place !). A contrario, certains restaurants, notamment dans les grandes villes, font la promotion du zéro déchet au sein même de leur restaurant. J’ai également pris l’habitude de demander les boissons sans paille (les rares fois où je bois autre chose de l’eau) et je m’assure que la sucrette du café, non utilisée, retourne dans le panier qui les stockent. L’auteure va beaucoup plus loin et propose une multitude de petits gestes qui parfois font sourire par leur côté « naturel » (au toilettes du restaurant, pour éviter le papier protecteur à mettre sur la cuvette, elle ne s’assoit pas 😉 Elle détaille également le sujet du camping, que j’ai survolé, car ce n’est pas ma tasse de thé 😉
  • Voyages : ici, le voyage en avion est le sujet « qui fait mal ». L’auteure avoue, en tant qu’expatriée, le prendre ne serait-ce que pour voir sa famille une fois par an, ce que je peux comprendre. Elle propose néanmoins une série de petites choses pour réduire l’empreinte carbone des voyages, tel que le refus des boissons et verres en plastique, de limiter le nombre de voyages, anticiper les besoins en apportant une gourde et nourriture maison, pour éviter d’acheter une bouteille d’eau après le passage de la sécurité et des plats préparés dans l’avion… Personnellement, je voyage aussi (notamment pour mon travail), et si j’ai réussi à réduire le nombre de vols par an, je ferai l’exercice lors d’un futur article, de calculer l’équivalence en empreinte CO2 entre un vol Paris-Los Angeles (que je fais année pour le travail dans le cadre de mon activité dans la musique) et le reste des efforts que je fais au cours de l’année. Je vous partagerai une série de petites « astuces » pour limiter la casse.

S’impliquer

Si vous voulez un bon coup de boost à votre moral qui vous semble un peu « lourd » à lire, ou que vous hésitez à acheter ce livre, feuilletez-le en commençant ici (P. 369 dans sa version poche « J’ai lu ») : elle résume tous les bienfaits et donne une perspective aux efforts que vous pourriez commencer à faire et ça donne le moral 🙂

Si je ne devais retenir qu’une seul phrase de ce chapitre, ça sera celle-ci, qui rejoint totalement les credos d’Ecolozen :

« Même le plus petit changement est positif pour l’environnement »

et

« C’est ce que vous faîtes qui importe », ce qui rejoint une autre citation de Gandhi : « Soyez le changement que vous voulez voir dans ce monde ».

A titre personnel, j’ai commencé par

  1. Déprimer en voyant ce qui se passe dans le monde
  2. Décider d’agir à mon niveau, ce qui m’a donné une grande satisfaction
  3. Influencer en douceur mon entourage, notamment les magasins et le marché où je m’approvisionne
  4. Démarrer le blog Ecolozen pour partager des astuces positives en espérant inspirer de nombreuses personnes, qui à leur tour inspireront de nombreuses autres personnes 🙂

 

A venir : résumé des chapitres

  • L’avenir du zéro déchet (P. 383)
  • Carnet d’adresses (P. 395)
Partagez votre amour pour la nature 🙂

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