Comment faire une solution saline maison en 2 minutes pour laver le nez

(mis à jour 6/3/2019 avec photos des étapes et proportions sel/eau)

Tout ça comme chaque année, j’ai un rhume carabiné au ski et j’ai du mal à m’en débarrasser. Mon nez est pris, j’ai mal à la tête, je tousse… Un grand classique… Utilisant jadis du sérum physiologique du commerce pour nettoyer mon nez, j’utilise dorénavant une recette de serum physiologique maison qui permet un lavage de nez naturel sans générer de déchets.

Pourquoi faire un sérum physiologique maison ?

  • Pour éviter les déchets des produits du commerce
  • Parce que ça coûte inutilement de l’argent alors que le faire soi-même coûte quasiment rien (le prix du sel)
  • Parce que ça permet, du coup, d’en faire à volonté… et peut-être du coup de guérir plus vite. En effet, la seule chose nécessaire lorsqu’on a un rhume, c’est de laver le nez régulièrement. Les médicaments sont inefficaces dans le cas de virus notamment*. Si c’est bactérien avec fièvre allez voir votre médecin.

On évite d’acheter ça :

et ça :

Comment faire du serum physiologique en 2 mn

Je ne suis pas adepte, personnellement, de préparer une grosse dose à utiliser sous 24 heures. Je fais le sérum à la demande, ce qui 1. évite toute question liée à l’hygiène et 2. permet d’utiliser le sérum tiède, ce qui est plus agréable et plus efficace que la version refroidie.

Voici les étapes pour faire son eau saline :

Etape 1 : je mets une infime dose de sel dans une coupelle un peu creuse de tasse par exemple. Par infime, j’entends l’équivalent de 2 tours de moulin à sel. La dose idéale de sel correspond à une solution isotonique, c’est à dire que la proportion de sel dans l’eau est similaire à celle qu’on trouve dans l’organisme, soit  0,9% dans l’eau soit environ, ce qui se traduit par 1g de sel pour 100 ml d’eau si vous faites un grand volume. Dans le cas d’une coupelle, j’estime la proportion de visu, sachant qu’il vaut mieux mettre un peu moins de sel que trop (sinon ça pique le nez). Préférer du sel à marinade qui ne contient pas d’iode et autres agents actifs, mais à défaut, le sel « enrichi en iode » fera l’affaire.

Etape 2 : je fais bouillir de l’eau dans une bouilloire et je remplis la coupelle d’eau. A priori le sel va fondre mais n’hésitez pas à touiller avec une cuiller ou le doigt (propre).

Etape 3 : j’attends que le mélange soit tiède, je vérifie la température au doigt (mains lavées)

Etape 4 : je « sniffe » la solution en douceur par la narine gauche, la narine droite étant bouchée par un doigt, puis je passe à l’autre narine. Souvent le mucus passent dans la gorge et il suffit de recracher, puis se moucher. Je vous conseille d’attendre au moins 10 secondes avant de vous moucher pour que la solution saline ait bien tout liquéfié. Etant au dessus d’un lavabo on peut simplement souffler d’un coup pour faire sortir le mucus comme le font les vélocyclistes professionnels, ça évite l’utilisation d’un mouchoir en papier 😉

Lave nez réutilisables

Plus pratique que d’utiliser une coupe, on trouve également un paquet de lave-nez réutilisables tel que celui-ci :

Mouchoirs en papier ou un tissu lavable ?

J’ai rédigé un article complet sur le sujet des mouchoirs en tissu mais pour résumer, voici comment j’arbitre hygiène versus impact écologique :

  • Lorsque je me mouche sans être malade, j’utilise des mouchoirs en tissu lavables qui sont beaucoup plus écologiques. C’est le cas la plupart du temps : temps froid qui fait couler le nez, par exemple.
  • En revanche, je ne fais pas ce compromis lorsque je suis super malade comme en ce moment. La règle est simple : si le mucus est jaune ou vert, c’est plein de bactéries ou de virus. Donc j’utilise systématiquement des mouchoirs en papier jetables et vous conseille pour des raisons d’hygiène de faire pareil. D’autre part en 24 heures j’ai consommé sûrement 30 mouchoirs et de toutes façons je n’ai pas ça en stock de mouchoirs en tissu 😉

Et pour le nez bouché du bébé ?

La solution en tant que telle est valable pour un bébé ou un enfant, en revanche un bébé ne saura pas inspirer l’eau. La solution de facilité est d’utiliser quand même une poire achetée dans le commerce… Dans un prochain article, je vais réfléchir à des solutions alternatives zéro déchet. Si vous avez des astuces zéro déchet à partager n’hésitez-pas ! Je compte également en profiter pour trouver une solution alternative aux horribles mouche-bébés…

Le nez est irrité ? Vive l’huile végétale

Pour mon voyage, j’ai emporté dans un ancien contenant cosmétique de l’huile de coco. Je m’en badigeonne le nez régulièrement pour éviter qu’il soit irrité.

* Petit disclaimer : je ne suis pas médecin donc mes propos n’engagent que moi et ne sont pas des conseils médicaux. Pour tout conseil professionnel ou en cas de doute consultez votre médecin.

Et vous ?

Quelles sont vos astuces autres que se moucher dans la mer ?

Partagez votre amour pour la nature 🙂
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5 réflexions sur « Comment faire une solution saline maison en 2 minutes pour laver le nez »

  1. Bonjour, tout d’abord, bravo pour votre site, riche en conseils judicieux et précieux. Pour l’utilisation du sérum physiologique pour les bébés, je préfère utiliser des flacons stilligouttes , de type « Fleurs de Bach » une fois qu’ils sont vides. Car dans une poire, il reste toujours de l’eau qui ne sèche pas, ce qui veut dire qu’il faut la stériliser systématiquement avant chaque utilisation … On peut aussi utiliser les flacons d’huiles essentielles, à condition de les avoir bien rincés avant … Sinon, il en existe qu’on peut acheter en pharmacie, après les avoir lavés avant la première utilisation (comme pour tout …).
    Et on peut les emmener avec soi, pour une utilisation de secours pour tout type de bobos …
    Pour ce qui est de l’huile de coco, c’est le même problème qu’avec l’huile de palme … Alors je préfère l’huile d’olive … N’est-ce pas une branche d’Olivier que la Colombe a ramené à Noé ? Quel merveilleux symbole ! Évidemment, la choisir en bio, si possible … Mais toujours faire sa petite enquête personnelle sur le producteur avant … Comme pour tout ce que l’on consomme … Nourriture, habillement, logement, distribution de l’eau, médicaments (et praticiens de santé), hôpitaux, etc … Bonnes surprises !

  2. Je découvre votre blog et j’aime beaucoup 🙂
    Pour ma part j’avais acheté un Respimer qui est un flacon qui fait egalement poire mais fermée. Les sachets de poudre allant avec ont été utilisés et depuis je fais ma solution saline également.
    Pour hydrater le nez, je mets un peau d’huile de jojoba, ma chouchoute très proche du sébum de la peau ou je ne fais une petite crème (émulsion) un peu riche.
    L’HE de ravintsara est aussi systématiquement dans mon arsenal de lutte contre le rhume.
    J’essaie d’initier ma fille de 4 ans au lavage de nez avec une poire réutilisable en essayant de la persuader que c’est rigolo à faire et que ça soulage. Comme la maîtresse les sensibilise au zéro déchet, je pense que je vais y arriver 🙂

    1. Merci Peggy pour votre commentaire !

      En effet une poire c’est le top. Ma solution a pour but d’être utilisable un peu partout en voyage sans matériel.
      Bon courage pour la persuasion de votre fille 🙂 Les enfants faisant souvent preuve de bon sens elle devrait être plutôt enthousiaste à tout ce qui touche l’environnement 🙂

  3. On peut aussi se laver le nez comme on recommande de le faire pour les bébés.
    Au lieu de sniffer le liquide en bouchant une marine, on utilise une poire/un mouche bébé (ça fonctionne aussi sur un adulte) et on penche la tête sur le côté en injectant le produit sur la narine la plus haute, le produit va nettoyer les 2 narines. ça évite d’avaler une grande quantité de mucosité.
    Après, on peut aussi faire pareil de l’autre côté.

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